Vous ne voulez pas un site Internet, vous voulez des clients

Le client et son webdesigner

Le client et son webdesigner

Quand vous dites à un pro de l’Internet que vous aimeriez avoir un site Web ou améliorer votre site existant, il y a des chances qu’il vous réponde quelque chose ressemblant à ceci :

« Je vais vous faire un site accessible en HTML5 conforme aux standards, avec une interface riche en javascript pour une meilleure convivialité, optimisé pour un bon référencement, et avec un design responsif pour être visible sur les mobiles… ».

Bref, tout un tas de choses pertinentes, mais dont, en réalité, vous n’avez strictement rien à faire. Parce que, en fin de compte, vous voulez une seule chose : des clients. Un site qui ne vous aide pas à trouver des clients, ou bien à mieux servir vos clients existants, est un site qui ne vous sert à rien. 

Le HTML5, le design responsif et toutes ces belles choses ne sont que des ingrédients, qui doivent se fondre dans une recette complexe dont seul le résultat vous intéresse : un site qui donne envie aux internautes, qu’ils soient déjà vos clients ou non, d’avoir recours à vos services ou d’acheter vos produits.

Vue sous cette angle, la question du site Internet prend une autre tournure. Et vous pouvez commencer à réfléchir aux éléments essentiels qui permettent, à chaque stade du cycle de vie d’un client, à faire de votre site Internet un système au service de votre développement. Les prochains billets de ce blog seront consacrés à cet aspect des choses.

Si vous dites que vous avez besoin d’un site Internet, des tas de prestataires vous proposeront plein de pistes et de solutions. Au moment de faire votre choix, ne perdez jamais de vue l’essentiel : un site qui ne vous aide pas à trouver des clients, ou bien à conserver vos clients existants, est un site qui vous fera dépenser du temps et de l’argent en pure perte.

 

 

 

 

 

Les trois étapes de votre présence en ligne

pme_escalier_conversionLe thème principal de ce blog est de vous aider à comprendre le pourquoi et le comment d’une présence sur Internet. La présence sur Internet, c’est bien plus large qu’un simple site Web : il s’agit d’un ensemble d’activités destinées à tirer parti de ce média, et à obtenir des résultats.

Le processus est complexe, mais la démarche, elle, est plutôt simple. On peut la schématiser en trois étapes :

  1. Sens
  2. Trafic
  3. Conversion
  4. (suite…)

L’Internet mobile, c’est maintenant, même pour les TPE

pme_mobile

Petit écran, grand site.

Hier, je déjeunais avec une cliente pour parler de la future version de son site Web. Parmi les sujets abordés : une version pour smartphone. En effet le site, que j’ai réalisé l’été dernier fonctionne très bien sur tablette, mais n’a pas été optimisé pour téléphone mobile.

J’avais pourtant proposé cette option à l’époque, mais la priorité était de réaliser un très joli site, et nous avions laissé de côté cet aspect, moins urgent.

Après ce déjeuner, en rentrant au bureau, je suis allé consulter les statistiques du site en question. Constat : les terminaux mobiles représentent 23% du trafic du site, et parmi eux, les tablettes et les smartphones se trouvent à égalité. Ce sont donc près de 12% des visiteurs du site qui arrivent avec leur iPhone, et ont bien du mal à consulter le site. 12% d’occasions perdues.

(suite…)

Un bon livre sur le Web pour les créateurs d’entreprise


J’avais ce bouquin quelque part sur une étagère depuis quelques mois, je l’avais feuilleté puis reposé. J’en avais un bon souvenir.

Depuis la création de ce blog, je m’étais mis à sa recherche, et je l’ai retrouvé hier. « Createurs d’entreprise, optimisez votre développement grâce au Web » est une très bonne lecture. Publié chez Dunod, le livre date un peu (2011), mais ses conseils sont vraiment pertinents. Il n’y a quasiment pas une ligne que je ne pourrais pas reprendre sur ce blog.

Il ne fera pas de vous un expert,  mais il vous donnera une vision d’ensemble de la démarche à adopter pour réussir votre projet Web. J’apprécie en particulier :

  • L’approche pédagogique et progressive;
  • la réflexion très bien menée sur la configuration du dispositif Web dont vous avez besoin, et sur les résultats que vous pouvez attendre de chacune des configurations : Un site web simple ou complexe ? Un blog ? Une boutique ? Quel usage des réseaux sociaux ?
  • les chapitres sur les ingrédients du succès et la logique de la démarche, bien que courts, sont très clairs : développer le trafic, convertir les visiteurs en clients, évaluer la performance et la rentabilité, maîtriser sa réputation;
  • les interviews, qui permettent d’avoir un aperçu de l’expérience de ceux qui vous ont précédé;
  • le refus des recettes miracles, des mirages et autres modes qu’on trouve sur le Web comme partout.

Bref, une très bonne introduction aux clés de la réussite pour les indépendants et créateurs d’entreprise qui, n’y connaissant pas grand chose, ont envie d’avoir une vue d’ensemble de la question sans attendre que j’aie moi-même rédigé l’e-book qui est en train de mûrir dans ma tête 🙂

Rédaction de contenus ou achat de mots-clés ? Petit calcul de rentabilité (Episode 1)

Pour la plupart de mes clients, créer des contenus à destination de leur site web représente avant tout une dépense.

Une dépense utile, certes, mais une dépense.

Et une dépense, ça coûte cher. Et ça rapporte combien, créer du contenu ? Pour attirer des internautes sur son site, n’est-il pas plus intéressant de se concentrer sur les liens sponsorisés ?

J’ai essayé de bricoler un petit calcul cet après-midi pour répondre à la question de manière chiffrée. Un petit calcul que chacun peut faire à partir des données statistiques de base de son site. Les experts en statistiques vont tiquer, mais je ne suis pas à la recherche de la rigueur extrême.

Les resultats sont intéressants. Restez avec moi…

La situation de départ

Prenons un site de taille moyenne, et avec un trafic modeste (à quelques arrondis près, il s’agit du site de mon agence, lesmotspourleweb)

  • 500 « unique page views » par semaine (unique page views : on ne compte pas lorsqu’un visiteur passe deux fois sur la même page)
  • 210 sur la page d’accueil.
  • Donc : 500-210 = 290 unique page views par semaine sur les pages intérieures de mon site
  • Mon site comporte 65 pages
  • Chaque semaine, une page de mon site est donc visitée en moyenne 4,5 fois  (290/65 = 4,5)

Pourquoi j’enlève la page d’accueil ? Parce qu’elle est à part. Elle capte près de la moitié du trafic, elle a un rôle de navigation et d’orientation autant que de communication, et elle complique l’analyse. Je l’ai déjà dit : il s’agit d’un calcul rapide, qui ne se veut pas exact mais doit nous donner un ordre d’idées.

Maintenant, comparons les deux méthodes principales pour augmenter son trafic

Première méthode : l’achat de mots-clés

Combien me coûterait un clic si j’achetais des mots-clés sur Google ? Pour répondre à cette question, je me suis rendu sur le service Google Adwords, j’ai demandé à ce sympathique service d’extraire les mots et expressions les plus représentatives de mon site (il fait ça tout seul), puis j’ai fait la moyenne des coûts au clic de la petite centaine de mots-clés obtenus. J’arrive à un coût au clic moyen de 3,2 Euros.

Pour ceux qui ne comprendraient pas ce jargon cela signifie que si j’achète de la publicité sur Google, je devrai débourser 3,2 Euros à chaque fois qu’un internaute clique sur un lien pour venir sur mon site.

Je peux donc acheter, par exemple 100 clics supplémentaires pour 320 Euros. Soit 100 visiteurs.

Seconde méthode : Création de pages supplémentaires

Admettons que je crée 10 pages supplémentaires sur mon site. Une fois les pages référencées par les moteurs de recherche, elles seront visitées chacune 4,5 fois par semaine (si elles sont de la même qualité que mon site actuel, et si mon site ne change pas par ailleurs).

Donc, à chaque fois que je crée 10 pages supplémentaires, je génère 45 visites hebdomadaires en plus sur mon site.

Et je dépense, si on part sur l’hypothèse d’un coût à la page de 120 Euros, une somme totale de 1200 Euros.

Le bilan de ma première semaine est clairement en faveur des mots-clés : d’un côté 100 clics pour 320 Euros; de l’autre 45 clics pour 1200 Euros.
Et encore, sans tenir compte du fait que les moteurs de recherche vont mettre un peu de temps à indexer mes nouvelles pages.

Là où ça devient intéressant

Si vous êtes encore là, merci. C’est là que les choses prennent forme : dressons un petit tableau, pour voir la progression dans le temps de notre calcul précédent

Nb de semaines 1 3 12
Coût rédaction 10 pages  1200 € 1200 € 1200 €
Coût achat mots-clés 144 € 432 € 1728 €
Pages vues 45 135 540

Conclusion : sur une période de 3 mois, notre investissement rédactionnel de 1 200 Euros est plus performant qu’une campagne adwords de 1728 Euros pour un même apport de trafic de 540 pages vues. 

Poursuivons le raisonnement : l’investissement de 1200 Euros est à rendement durable : chaque semaine, tant que les contenus seront en ligne, ils généreront 45 pages vues supplémentaires.

A l’inverse, l’apport de trafic généré par l’achat de mots-clés est temporaire : chaque nouveau visiteur a un coût.

Bref, à long terme, il n’y a aucun doute : le contenu coûte beaucoup moins cher pour un résultat bien meilleur.

Si l’on ajoute à cela

  • qu’un site plus riche est bon pour l’image de votre entreprise,
  • que la publication régulière de contenus est un ingrédient essentiel d’une présence réussie sur les réseaux sociaux,
  • que le travail consistant à créer des contenus vous oblige à maintenir une expertise essentielle à votre crédibilité,
  • que, si vous achetez des mots-clés et que vous voulez que ça serve à quelque chose, il faudra bien tôt ou tard écrire des choses intéressantes sur votre site,

… cela fait autant d’arguments qui viennent s’ajouter à l’argument financier.

Cela ne signifie pas que l’achat de mots-clés est un acte inutile. Au contraire, bien utilisée, cette technique peut représenter un investissement intéressant. Et puis elle a l’avantage de donner des résultats rapides : dès le lancement de la campagne, les internautes arrivent. La stratégie de contenus prend beaucoup plus de temps, et les résultats sont moins visibles.

En tout cas, nous avons la réponse à notre questions : créer des contenus est un investissement intéressant.

La question suivante, évidemment, est : combien ça rapporte, tout ça ? A quoi ça va me servir d’avoir 500 pages vues de plus ? Réponse demain.

 

 

 

Les petits détails qui rendent un site web efficace

pme_cliquezMaintenantDans tous les métiers, il y a souvent ces petits détails qui font la différence. Les « trucs » secrets que les cuisiniers ne montrent qu’à leurs apprentis, les arguments qui font mouche pour vendre, les petites améliorations dans la vitrine qui font entrer les clients…

Sur Internet aussi, les détails ont une grande importance. A tel point que des livres entiers sont écrits sur le sujet, et que des consultants se consacrent exclusivement à cette activité : modifier les petits détails qui rendent un site vraiment efficace.

L’un des mots-clés pour entrer dans cet univers passionnant est « test A/B ». La méthode est toute simple : On crée deux versions de la page web que l’on souhaite améliorer, deux versions qui ne différent que d’un simple détail. Il peut s’agir de la couleur d’un bouton, de l’intitulé d’un titre ou d’un texte, l’emplacement d’un bloc, bref n’importe quel détail, choisi de préférence à un emplacement  important de la page :  là où on souhaite que les internautes cliquent (pour acheter, s’abonner, en savoir plus, vous contacter, etc…)

Une fois les deux versions créées, on présente la première version à une moitié des internautes, et l’autre version aux autres visiteurs, puis on compare les résultats. Qui sont parfois spectaculaires.

Mais comme une petite image vaut mieux qu’un long discours : vous trouverez une dizaine d’exemples très parlants sur l’excellent site conseilsmarketing.com :

10 exemples de split testings étonnants ! : http://www.conseilsmarketing.com/e-marketing/10-exemples-de-split-testings-etonnants

Petite mise en garde : ce qui fonctionne sur un site ne fonctionne pas forcément sur le site voisin. L’esprit, le type de public, les différences culturelles, le thème du site, créent un environnement particulier. Et il faut systématiquement tester son propre site pour trouver ce qui fonctionne le mieux.

Concrètement,  comment faire ? Il existe un excellent outil gratuit proposé par Google : Google Website Optimizer, que vous pouvez utiliser si vous avez un compte Gmail. Je prépare un article complet pour présenter cet outil indispensable.

%d blogueurs aiment cette page :