Etre premier sur Google ? Détendez-vous : ça ne sert plus à rien

Etre premier sur Google ? Détendez-vous : ça ne sert plus à rien

« Comment être premier sur Google ? »… Le référencement Old School prospère encore. Il ne peut pas faire de mal, mais il passe à côté de l’essentiel.

C’est l’une des questions que me posent le plus souvent les gens que je rencontre : comment améliorer mon référencement ?

La réponse est très simple : Pour un meilleur référencement naturel, il faut créer du contenu (Sinon il faut penser au référencement payant – Adwords, ou les pubs Facebook, mais c’est un autre sujet)

Le problème, c’est que beaucoup d’entrepreneurs pensent encore qu’un bon référencement c’est « être premier sur Google ». C’était vrai il y a quelques années, et beaucoup de « professionnels » du référencement continuent à vendre leurs prestations de cette manière. Leurs conseils ne peuvent pas faire de mal, ils sont généralement plutôt bons, mais en les écoutant vous passez à côté de l’essentiel.

Car en réalité, les choses ont beaucoup changé ces derniers semestres.

La première chose à réaliser, c’est que « être premier sur Google » ne veut plus rien dire :

  • Si vous cherchez « musée« , Google affichera en priorité les musées autour de chez vous
  • Si vous cherchez « restaurant Toulouse« , et que Google identifie que vous êtes à Toulouse, vous verrez apparaître en priorité les restaurants ouverts autour du lieu où vous vous trouvez.
  • Si vous effectuez la même recherche alors que vous vous trouvez à plusieurs centaines de kilomètres, alors Google va penser que vous préparez un séjour à Toulouse et vous afficher en priorité des guides des meilleurs restaurants de Toulouse.

Et ainsi de suite : l’ambition de Google est de vous fournir les résultats les plus utiles, et pour cela le moteur essaye de deviner votre « intention » en utilisant tous les indices à sa disposition. Les résultats seront adaptés à votre cas particulier, et ne seront pas les mêmes que pour votre voisin.

Moralité : vous ne pouvez plus « contrôler » votre référencement en tapant une expression dans Google et en vérifiant que vous êtes sur la première page des résultats. D’ailleurs Google s’éloigne de plus en plus de la notion de « mots-clés ». Ses capacités de compréhension du langage sont telles qu’il est capable de déterminer le thème de votre contenu, et de vous classer dans des résultats de recherches n’utilisant aucun des mots utilisés dans votre site.

Bref : l’époque des mots-clés et de la première position sur Google, c’est bien fini, et depuis plusieurs années.

Aujourd’hui, ce qui compte, c’est le nombre de visites que vous obtenez en provenance de Google, et le nombre de fois où vos pages sont affichées sur Google. Et le meilleur moyen d’obtenir ce résultat est de rédiger des contenus intéressants et attractifs, puis de faire confiance aux moteurs de recherche pour les proposer aux internautes qui effectuent des recherches.

Il existe des outils (Celui de Google s’appelle « Google Webmaster Tools ») pour mesurer vos résultats. Si vous ne savez pas comment y ajouter votre site, un peu de patience, je ferai bientôt` un petit article sur le sujet.

Vous y découvrez :

  • Les requêtes tapées par les internautes
  • Le nombre de fois où Google a affiché vos pages (et lesquelles)
  • Le nombre de fois où un internaute a cliqué sur votre page (et, donc, a visité votre site)

Cela peut sembler plus compliqué que le bon vieux référencement, mais c’est une bénédiction, et ces informations sont bien plus intéressantes, parce qu’elles vous permettent d’évaluer à la fois votre présence sur Google et l’efficacité de celle-ci :

  • Le nombre de fois où Google a affiché vos pages est une indication de la force de votre présence sur Google
  • Le nombre de fois où l’affichage de ce lien a généré un clic est une indication de l’intérêt de vos contenus. Si vos résultats sont décevants, alors il faut penser à modifier vos titres, mieux décrire vos contenus, produire des pages qui vont attirer davantage de visiteurs.

Bref, ne cherchez plus à être le premier sur Google. Votre objectif désormais devrait être de proposer à Google les bons contenus, ceux qu’il va avoir envie d’afficher aux internautes, et surtout ceux que les internautes vont avoir envie de visiter... Ceci est une autre histoire, nous en parlerons bientôt.

Un blog, c’est vraiment très efficace

Un blog, c’est vraiment très efficace

Je dis souvent à mes clients qu’ils devraient ajouter un blog à leur site. La plupart n’écoutent pas ce conseil, car ils n’aiment pas écrire, craignent de manquer de temps ou n’ont pas le budget pour payer quelqu’un à faire cela à leur place.

Moi-même, il m’arrive d’oublier de bloguer pendant de longues périodes. Pour le regretter amèrement par la suite.

De zéro à 6000 visiteurs par mois

Aujourd’hui, un petit exemple pour vous encourager (et m’encourager également). Il s’agit d’un client avocat. Il avait un site Web qui vivotait, m’a demandé de le refaire et de l’aider à trouver du business avec Internet. Je lui ai donc refait son site, et je lui ai donné le conseil habituel : « Tu devrais faire un blog ».

La chance, c’est qu’il aime écrire. Alors il s’est pris au jeu. Il a commencé à publier un ou deux articles par mois, pour expliquer les nouvelles lois concernant sa spécialité, de manière très pédagogique. Au bout de trois ou quatre mois, il a commencé à raconter à tout le monde que j’étais génial, et que grâce à son site il avait relancé son affaire, qu’on le contactait pour des dossiers, pour donner des cours, pour écrire des articles… Et aujourd’hui, un an plus tard, il blogue de plus belle, avec des résultats impressionnants.

Ci-dessous, une capture d’écran des statistiques de son site :

Evolution de la fréquentation d'un site avec un blog tenu régulièrement

Quelques explications

Première observation : les résultats sont parfois longs à venir. Mon client a commencé à bloguer en mars 2015, et pendant 5 ou 6 mois, le trafic de son site n’a pas vraiment décollé. Principale raison : les mois d’été ne sont jamais la meilleure période.

A la rentrée 2015, on a amélioré un peu les choses : il a trouvé un style plus convivial pour ses articles (avec de nombreuses illustrations et schémas pour rendre la matière plus simple à comprendre), et il a commencé à partager automatiquement ses articles de blog sur son profil LinkedIn (c’est très simple à faire, surtout si on utilise WordPress). Dans le même temps, il alimentait soigneusement sa newsletter, hébergée chez Mailchimp (je ferai bientôt un article sur le sujet), grâce à laquelle tous ses clients et prospects sont alertés lorsqu’il publie un nouvel article.

Résultat : mois après mois, le trafic augmente, et le chiffre d’affaires également.

Evidemment, ce genre de démarche est mieux adaptée aux professionnels qui proposent des prestations au prix unitaire élevé (si vous vendez des produits à 3,00€ pièce, il faut un dispositif nettement plus sophistiqué pour être rentable en ligne, ceci est une autre histoire), mais vraiment, le jeu en vaut la chandelle, comme l’illustre parfaitement le cas de ce client (particulièrement talentueux).

Aujourd’hui, je me pose la question suivante : comment faire pour mieux accompagner les clients qui n’ont pas le goût ni le temps de passer leurs soirées à alimenter leur blog ? Quel dispositif leur proposer ? Comment les convaincre, puis les aider à obtenir des résultats ?

Je suis en train de réfléchir à la question, et je suis preneur de toutes vos suggestions…

 

Rédaction de contenus ou achat de mots-clés ? Petit calcul de rentabilité (Episode 2)

Dans la première partie de cet article, nous avons vu qu’il est plus intéressant à long terme d’investir dans la création de contenus que dans l’achat de mots-clés. Nous avons comparé deux petites opérations d’un budget inférieur à 1 500 Euros, censées rapporter 500 pages vues supplémentaires.

Aujourd’hui, nous passons à la question suivante : combien ça rapporte, tout ça ? A quoi ça va me servir d’avoir 500 pages vues de plus ? Cela paraît très peu…

Premier élément de réponse : mon exemple est celui d’un site minuscule. Pour un site plus important et mieux référencé, les résultats sont bien plus importants.

Second élément de réponse : puisque l’exemple précédent est basé sur mon propre site, je sais qu’au cours de l’année 2012 il m’a apporté trois clients, et en totalisant les chiffres d’affaires réalisés avec ces clients j’arrive à une somme de 20 000 Euros. L’apport de mon site ne se résume pas à ces trois clients. D’autres clients anciens y trouvent des infos, me félicitent quand je parle de mes nouveaux projets : je sais qu’ils reviennent de temps en temps sur mon site et que ça leur rappelle que j’existe… Mais simplifions : 20 000 Euros de chiffre d’affaires.

Petit calcul de rentabilité :

  • 500 pages vues par semaine (je réintègre les vues de la page d’accueil, qui contribuent autant que les autres à « convaincre » mes clients) génèrent 20 000 Euros de chiffre d’affaires par an, soit 384 Euros par semaine.
  • Donc une page vue génère en probabilité 384/500 = 76 centimes d’Euros

Résultat : pour amortir mon investissement de 1 200 Euros consacré à la création de 10 pages supplémentaires, il me faut 1580 pages vues supplémentaires (1580*0,76 = 1200).

Il me faut donc 35,11 semaines pour amortir mon investissement (1580/45 = 35,11),  et ceci dans l’hypothèse où mes nouvelles pages ont la même « force de conviction » que les précédentes. Au delà de 35 semaines, mes pages commencent à me rapporter de l’argent. Et ceci tant qu’elles se trouvent en ligne sur votre site.

Encore une fois :

  •  j’ai pris un exemple plutôt défavorable à ma démonstration (mon site n’est pas du tout optimisé, je n’ai pas pris le temps de travailler dessus),
  • j’ai réintégré la page d’accueil à mon calcul d’aujourd’hui alors que je l’avais écartée hier.
  • Bref : tout cela est vraiment un calcul rapide fait sur une nappe en papier

Et malgré cela j’arrive à la conclusion qu’investir 1 200 Euros pour créer 10 pages sur mon site Web serait un investissement rentable en 8 mois maximum, toutes choses égales par ailleurs.

Evidemment, mon site n’est qu’un cas particulier. Mes prestations sont cherchées par peu de monde (d’où un trafic modéré), mais elles se vendent plutôt cher. Du coup une page vue me rapporte beaucoup.

Si vous vendez des objets qui coûtent quelques dizaines d’Euros, le calcul ne sera pas le même. Mais la démarche reste utilisable. Et la logique selon laquelle le contenu est un investissement rentable reste vraie.

Prochainement, nous nous pencherons sur les moyens de rendre cet investissement encore plus efficace… Parce que le secret d’un site réussi, ça n’est pas tant le nombre de visiteurs que le taux de transformation. Mais ceci est une autre histoire…

Rédaction de contenus ou achat de mots-clés ? Petit calcul de rentabilité (Episode 1)

Pour la plupart de mes clients, créer des contenus à destination de leur site web représente avant tout une dépense.

Une dépense utile, certes, mais une dépense.

Et une dépense, ça coûte cher. Et ça rapporte combien, créer du contenu ? Pour attirer des internautes sur son site, n’est-il pas plus intéressant de se concentrer sur les liens sponsorisés ?

J’ai essayé de bricoler un petit calcul cet après-midi pour répondre à la question de manière chiffrée. Un petit calcul que chacun peut faire à partir des données statistiques de base de son site. Les experts en statistiques vont tiquer, mais je ne suis pas à la recherche de la rigueur extrême.

Les resultats sont intéressants. Restez avec moi…

La situation de départ

Prenons un site de taille moyenne, et avec un trafic modeste (à quelques arrondis près, il s’agit du site de mon agence, lesmotspourleweb)

  • 500 « unique page views » par semaine (unique page views : on ne compte pas lorsqu’un visiteur passe deux fois sur la même page)
  • 210 sur la page d’accueil.
  • Donc : 500-210 = 290 unique page views par semaine sur les pages intérieures de mon site
  • Mon site comporte 65 pages
  • Chaque semaine, une page de mon site est donc visitée en moyenne 4,5 fois  (290/65 = 4,5)

Pourquoi j’enlève la page d’accueil ? Parce qu’elle est à part. Elle capte près de la moitié du trafic, elle a un rôle de navigation et d’orientation autant que de communication, et elle complique l’analyse. Je l’ai déjà dit : il s’agit d’un calcul rapide, qui ne se veut pas exact mais doit nous donner un ordre d’idées.

Maintenant, comparons les deux méthodes principales pour augmenter son trafic

Première méthode : l’achat de mots-clés

Combien me coûterait un clic si j’achetais des mots-clés sur Google ? Pour répondre à cette question, je me suis rendu sur le service Google Adwords, j’ai demandé à ce sympathique service d’extraire les mots et expressions les plus représentatives de mon site (il fait ça tout seul), puis j’ai fait la moyenne des coûts au clic de la petite centaine de mots-clés obtenus. J’arrive à un coût au clic moyen de 3,2 Euros.

Pour ceux qui ne comprendraient pas ce jargon cela signifie que si j’achète de la publicité sur Google, je devrai débourser 3,2 Euros à chaque fois qu’un internaute clique sur un lien pour venir sur mon site.

Je peux donc acheter, par exemple 100 clics supplémentaires pour 320 Euros. Soit 100 visiteurs.

Seconde méthode : Création de pages supplémentaires

Admettons que je crée 10 pages supplémentaires sur mon site. Une fois les pages référencées par les moteurs de recherche, elles seront visitées chacune 4,5 fois par semaine (si elles sont de la même qualité que mon site actuel, et si mon site ne change pas par ailleurs).

Donc, à chaque fois que je crée 10 pages supplémentaires, je génère 45 visites hebdomadaires en plus sur mon site.

Et je dépense, si on part sur l’hypothèse d’un coût à la page de 120 Euros, une somme totale de 1200 Euros.

Le bilan de ma première semaine est clairement en faveur des mots-clés : d’un côté 100 clics pour 320 Euros; de l’autre 45 clics pour 1200 Euros.
Et encore, sans tenir compte du fait que les moteurs de recherche vont mettre un peu de temps à indexer mes nouvelles pages.

Là où ça devient intéressant

Si vous êtes encore là, merci. C’est là que les choses prennent forme : dressons un petit tableau, pour voir la progression dans le temps de notre calcul précédent

Nb de semaines 1 3 12
Coût rédaction 10 pages  1200 € 1200 € 1200 €
Coût achat mots-clés 144 € 432 € 1728 €
Pages vues 45 135 540

Conclusion : sur une période de 3 mois, notre investissement rédactionnel de 1 200 Euros est plus performant qu’une campagne adwords de 1728 Euros pour un même apport de trafic de 540 pages vues. 

Poursuivons le raisonnement : l’investissement de 1200 Euros est à rendement durable : chaque semaine, tant que les contenus seront en ligne, ils généreront 45 pages vues supplémentaires.

A l’inverse, l’apport de trafic généré par l’achat de mots-clés est temporaire : chaque nouveau visiteur a un coût.

Bref, à long terme, il n’y a aucun doute : le contenu coûte beaucoup moins cher pour un résultat bien meilleur.

Si l’on ajoute à cela

  • qu’un site plus riche est bon pour l’image de votre entreprise,
  • que la publication régulière de contenus est un ingrédient essentiel d’une présence réussie sur les réseaux sociaux,
  • que le travail consistant à créer des contenus vous oblige à maintenir une expertise essentielle à votre crédibilité,
  • que, si vous achetez des mots-clés et que vous voulez que ça serve à quelque chose, il faudra bien tôt ou tard écrire des choses intéressantes sur votre site,

… cela fait autant d’arguments qui viennent s’ajouter à l’argument financier.

Cela ne signifie pas que l’achat de mots-clés est un acte inutile. Au contraire, bien utilisée, cette technique peut représenter un investissement intéressant. Et puis elle a l’avantage de donner des résultats rapides : dès le lancement de la campagne, les internautes arrivent. La stratégie de contenus prend beaucoup plus de temps, et les résultats sont moins visibles.

En tout cas, nous avons la réponse à notre questions : créer des contenus est un investissement intéressant.

La question suivante, évidemment, est : combien ça rapporte, tout ça ? A quoi ça va me servir d’avoir 500 pages vues de plus ? Réponse demain.

 

 

 

Combien de temps pourrez-vous encore les ignorer ? Une introduction aux réseaux sociaux

Selon l’étude « les TPE françaises et les nouvelles technologies » réalisée en septembre 2012 par l’institut Think, seules 36% des TPE disposent d’un site web, et 8% d’entre elles sont présentes sur les réseaux sociaux.

C’est un véritable gâchis. Les réseaux sociaux sont un moyen simple et peu coûteux pour améliorer votre marketing, élargir votre horizon, développer votre business et de promouvoir votre site web.

Petite introduction pratique…

(suite…)

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